Les danses latines

Samba | Chacha | Rumba | Pasodoble | Jive


Dans le domaine de la danse sportive, on recense 5 danses latines :

Samba


Danse nationale du Brésil, la samba fait immanquablement penser au carnaval de Rio de Janeiro. Son rythme marqué et enlevé fait de cette danse un classique des fêtes exotiques d'autant plus que des styles variés de musiques ont été composés afin d'être dansés en samba. Pour autant il n'existe pas qu'une seule samba dans le monde : la samba qui est pratiquée en Europe n'est pas forcément celle qui est dansée au Brésil ou en Argentine...

Origine : la musique samba est fortement bâtie autour des percussions que les esclaves africains ont apporté avec eux au Brésil. L'effet hypnotique de ces rythmes d'influences africaine, portugaise et locale ainsi créés a entraîné l'exécution pieds nus d'une nouvelle danse ("semba").


Rumba

On dit fréquemment que la rumba est la danse de l'amour... Les lents mouvements que les danseurs effectuent confèrent à cette danse une sensualité particulière qui ne laisse pas indifférent. L'évolution du couple de danseurs est à rapprocher d'une parade nuptiale du monde animal : la femme aguiche l'homme avant de se dérober au dernier moment tandis que l'homme tente de la séduire en essayant de garder le contrôle...

Origine : la rumba prend ses origines dans les danses populaires de l'île de Cuba comme la habanera ou la guajira, dont on peut avoir un aperçu à travers le titre connu "Guantanamera". Il apparaît que le verbe danser se dit "rumbiar" dans la tradition cubaine ; ce mot fait référence également par extension à un bal ou toute fête dansante.


Cha-Cha-Cha

Si de nombreuses personnes s'intéressent d'abord à l'apprentissage du rock pour s'amuser en soirée dansante, le cha-cha apparaît rapidement comme leur seconde danse préférée. Il s'agit en effet du pendant dynamique et amusant de la rumba, plus sensuelle. Il est à noter que, comme la rumba, le cha-cha fait partie des danses latines pratiquées en compétition de danse sportive à l'échelle internationale.

Origine : comme il arrive souvent, il faut rechercher l'origine de la danse cha-cha dans la musique sur laquelle elle se pratique. Tout débute en 1948, lorsque Enrique Jorrín réorchestre un morceau populaire mexicain en combinant deux rythmes cubains : le danzón et le montuno. Ce morceau fut enregistré et diffusé plus tard, en 1953, et il connut un grand succès sous le nom d'Engañadora. Les danseurs de l'époque repérèrent facilement les trois battements de bongo rapprochés caractéristiques de cette musique (rythme triple). Ce rythme de percussion se traduisit en un pas chassé dans la danse. Ce serait d'ailleurs le bruit des 3 glissements de pieds sur le sol du pas chassé qui donna le nom à la musique et à la danse : "cha cha cha", abrégé par la suite en "cha cha". La danse en elle-même est issue de la rumba et du mambo qui se pratiquaient déjà depuis plusieurs années. Elle se diffusa très vite du continent américain vers l'Europe en 1954 en même temps que la musique.


Pasodoble

Lorsqu'on parle du paso doble (ou tout simplement "paso"), ce sont certainement des images relatives à la tauromachie et à l'Espagne qui nous viennent à l'esprit. Et c'est avec justesse, car les origines espagnoles de cette danse (comme le flamenco) y sont pour beaucoup et, du coup, on se demande pourquoi, en compétition, le paso figure parmi les danses latino-américaines où ne figure pas le tango... (ah, ces anglais !).

Origine : le nom paso doble signifie littéralement "deux pas", probablement parce cette danse est basée sur une simple marche stylisée. C'est dans le contexte des corridas d'Espagne (qui existent depuis le XVIIe siècle) qu'il faut situer les origines du paso doble. L'entrée des toréadors dans l'arène était accompagnée d'une musique au rythme marqué et au style martial. Au début du XIXe siècle, une danse se développa sur cette musique et dans cet esprit de corrida, lutte entre l'homme et le taureau. Le paso doble est associé à une mise en scène où l'homme joue le rôle du toréador et la femme joue le rôle de la cape... C'est pour cela que "l'habit de lumière" et l'attitude macho correspond bien au cavalier et la robe rouge et l'attitude provocante correspond à la cavalière. La scène finale du film "Ballroom Dancing" symbolise bien cet état de fait. L'ensemble de la danse consiste donc en un jeu entre le danseur, sa danseuse et le taureau imaginaire.


Jive

Vouloir danser le rock est bien souvent ce qui motive les nouveaux élèves à s'inscrire dans une école de danse. La manière de danse le rock la plus pratiquée en France est basé sur une rythmique à 6 temps comme le be-bop. Comme il s'agit de rock à plat, les partenaires ne font pas d'acrobaties et le contact entre eux est presque toujours présent ne serait-ce que par une main. Le danseur guide sa partenaire par la position de ses mains, quelques impulsions et quelques indications visuelles. Le rock est en fait une succession de figures de type séparation, rapprochement et rotation. Même si le mouvement des pieds est aussi important pour bien exécuter les figures, des variantes de style comme des petits jetés (kicks) ou des ronds de jambes existent. 

Origine : tout le monde connaît la musique rock'n'roll qui a fait un tabac dans les années 54 à 70 et dont les stars comme Chuck Berry, Bill Halley ou Elvis Presley ont marqué les esprits. Cette musique est caractérisée par un rythme très marqué par rapport au jazz et la prédominance de la guitare électrique. Avec l'évolution de la musique, la manière de danser évolue également. Les danses swing (lindy hop, jitterbug, be-bop, etc.) qui s'appliquaient bien au jazz cèdent la place à la danse rock (abréviation de rock'n'roll) où les petites acrobaties disparaissent et les prises de mains se sophistiquent. Cette manière de danser est, dans les années 60, influencée par la manière de bouger des stars de la chanson. Ce n'est qu'après coup que des professeurs de danse tentèrent de codifier les déplacements et mouvements.


Ecole de danse Galliot

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